Grippe A: voici les recommandations de l'AFEF !

Communiqué d’ Angela Leburgue, Présidente d’ALBI :

Nous avions interrogé les spécialistes du Centre de Référence des Maladies Inflammatoires du Foie et des Voies Biliaires sur leurs recommandations à apporter aux malades atteints des maladies qui sont l’objet de notre association (CBP, CSP, HAI, LPAC,..) afin de faire face à la pandémie grippale.

Le Professeur Raoul Poupon vient donc  de nous transmettre en réponse les recommandations de l’AFEF ( Association Française pour l’Etude du Foie) sur ce sujet, avec l’approche spécifique pour les malades atteints de pathologies hépatiques.

Nous sommes très heureux  de pouvoir vous les transmettre car elles sont exhaustives. Elles vous permettront de servir de base de discussion avec votre médecin spécialiste afin que vous puissiez prendre la bonne décision vous concernant.   Nous pensons en effet qu’il faut l’aide d’un médecin  pour vous aider dans la compréhension de ce document car votre cas personnel doit être pris en compte.

Ci-après, copie des recommandations de l’AFEF publiées le 22/10/2009 sur son site Internet et publiées sur notre site  avec son accord. Dans notre publication ci-dessous, nous avons bien entendu conservé l’intégralité du contenu du document original, mais avons placé les recommandations spécifiques pour les malades atteints d’une maladie chronique du foie en tête du document au lieu d’en fin de document telles qu’elles sont placées dans le document de lAFEF. Par ailleurs, suivant les indications du Professeur Poupon nous avons  ajouté en italique que les recommandations  figurant pour la CBP étaient identiques pour ce qui concerne la CSP , indications qui étaient omises dans le document original.

Le document original est accessible sur le site de l’AFEF  à l’adresse Internet suivante :

www.afef.asso.fr/Data/upload/files/Recommandations/Recommandations%20AFEF%20grippe.pdf

Pour mémoire, l’AFEF est une association de médecins  spécialistes français d’hépatologie reconnue d’utilité publique . Leur site Internet est en lien avec celui de notre association. ________________________________________

Recommandations de l’AFEF concernant la grippe pour les malades ayant  une maladie chronique du foie

La diversité des étiologies et la variété des traitements utilisés en hépatologie rendent difficile la  rédaction  de recommandations uniques pour l’ensemble des situations qui peuvent être rencontrées.  Aussi à côté de recommandations générales, nous avons envisagé quelques situations particulières  sans pourtant être exhaustif.  Nous vous invitons à visiter régulièrement le site du ministère de la santé sur la grippe où les données  sont réactualisées régulièrement : http://www.sante-sports.gouv.fr/grippe/

Recommandations en fonction de l’étiologie des maladies du foie

Cirrhose compensée ou décompensée. Cancer du foie traité ou non

Ces patients doivent être considérés comme immunodéprimés et donc à risque de développer des  formes graves de grippe.

Les recommandations sont :  

– Vaccination contre la grippe saisonnière à effectuer 3 semaines avant la vaccination contre  H1N1.

– Vaccination contre H1N1 à considérer comme prioritaire (priorité 2 ou 3 en fonction de l’âge) : 2 doses à 21 jours d’intervalle (schéma vaccinal susceptible d’être simplifié).  

– Vaccination contre le pneumocoque recommandée (recommandations HAS).  

– Tamiflu®  

o Traitement prophylactique recommandé en cas de contact avec un cas avéré de grippe dans les 48 heures : Tamiflu®  75 mg/jour pendant 10 jours .  

o Traitement curatif si symptômes typiques de grippe depuis moins de 48 heures :  

*75 mgx2/jour si clairance de la  créatinine > 30 ml/mn x 5 jours  

*75 mgx1/jour si clairance de la  créatinine < 30 ml/mn x 5 jours  

o Pas d’adaptation de dose nécessaire en cas d’insuffisance hépatique.  

o Risque d’interaction médicamenteuse très faible ou nul.

Hépatites auto-immunes traités par un immuno-suppresseur

Ces patients doivent être considérés comme immunodéprimés et donc à risque de développer des  formes graves de grippe.

Les recommandations sont :  

– Vaccination contre la grippe saisonnière à effectuer au moins 21 jours avant la vaccination contre H1N1.  

– Vaccination contre H1N1 doit être considérée comme prioritaire (priorité 2 ou 3 en fonction de l’âge) : 2 doses séparées de 21 jours d’intervalle (schéma vaccinal susceptible d’être simplifié).  

– Il est peut être préférable d’utiliser des vaccins sans adjuvant en cas d’immunodépression sévère, de maladie mal contrôlée ou de cirrhose sous jacente.

– Il semble raisonnable de recommander la vaccination de l’entourage immédiat (conjoints, enfants de plus de 23 mois….).  

– Vaccination contre le pneumocoque recommandée du fait de l’immunosuppression.  

– Tamiflu®  

o Traitement prophylactique recommandé en cas de contact avec un cas avéré de grippe datant de moins de 48 heures : Tamiflu®  75 mg/jour pendant 10 jours ,  

o Traitement curatif si symptômes typiques de grippe depuis moins de 48 heures :  

* 75 mgx2/jour si clairance de la  créatinine > 30 ml/mn x 5 jours  

* 75 mgx1/jour si clairance de la  créatinine < 30 ml/mn x 5 jours  

o Pas d’adaptation de dose nécessaire en cas d’insuffisance hépatique,  

o Risque d’interaction médicamenteuse très faible ou nul.  

– Il n’est pas nécessaire de modifier l’immunosuppression.

Transplantations hépatiques

Les recommandations de la Société Française de Transplantation (annexe) sont endossées par l’AFEF  hormis que l’intérêt d’un traitement prophylactique par Tamiflu® au-delà de 48 heures après un  contact parait nul, il en de même pour un traitement curatif par Tamiflu ®48 heures après le début des  symptômes.

Ces patients doivent être considérés comme immunodéprimés et donc à risque de développer des  formes graves de grippe.

Les recommandations sont :  

– Vaccination contre la grippe saisonnière doit être réalisée 21 jours avant la vaccination contre   H1N1.  

– Vaccination contre H1N1 sans adjuvant doit être considérée comme prioritaire (priorité 2 ou 3   en fonction de l’âge) : 2 doses séparées de 21 jours d’intervalle (schéma vaccinal susceptible   d’être simplifié).  

– Il semble raisonnable de recommander la vaccination de l’entourage immédiat (conjoints,   enfants de plus de 23 mois….).  

– Vaccination contre le pneumocoque recommandée du fait de l’immunosuppression.  

– Tamiflu®  

o Traitement prophylactique recommandé en cas de contact avec un cas avéré de grippe datant de moins de 48 heures : Tamiflu®  75 mg/jour pendant 10 jours.  

o Traitement curatif si symptômes typiques de grippe depuis moins de 48 heures :  

* 75 mgx2/jour si clairance de la  créatinine > 30 ml/mn x 5 jours  

* 75 mgx1/jour si clairance de la  créatinine < 30 ml/mn x 5 jours  

o Pas d’adaptation de dose nécessaire en cas d’insuffisance hépatique.  

o Risque d’interaction médicamenteuse très faible ou nul.  

– Il n’est pas nécessaire de modifier l’immunosuppression.

Maladies alcooliques du foie, en dehors de la cirrhose

Ces patients doivent être considérés comme immunodéprimés et donc à risque de développer des  formes graves de grippe.

Les recommandations sont :  

– Vaccination contre la grippe saisonnière à effectuer  21 jours avant la vaccination contre H1N1.    

– Vaccination contre H1N1 à considérer comme prioritaire (priorité 2 ou 3 en fonction de l’âge) : 2 doses séparées de 21 jours d’intervalle (schéma vaccinal susceptible d’être simplifié).  

– Vaccination contre le pneumocoque recommandée.  

– Tamiflu®  

o Traitement prophylactique recommandé en cas de contact avec un cas avéré de grippe dans les 48 heures : Tamiflu®  75 mg/jour pendant 10 jours.  

o Traitement curatif si symptômes typiques de grippe depuis moins de 48 heures :

* 75 mgx2/jour si clairance de la  créatinine > 30 ml/mn x 5 jours  

* 75 mgx1/jour si clairance de la  créatinine < 30 ml/mn x 5 jours  

o Pas d’adaptation de dose nécessaire en cas d’insuffisance hépatique.  

o Risque d’interaction médicamenteuse très faible ou nul ; interaction avec l’alcool faible.

Maladies stéatosiques du foie dans le cadre d’un syndrome métabolique

Ces patients ont souvent des co-morbidités considérées par le HCSP comme étant des facteurs de  risque de développement de forme grave de la grippe (diabète, obésité, syndrome pulmonaire  restrictif…).

Les recommandations sont :  

– Vaccination contre la grippe saisonnière à effectuer 21 jours avant la vaccination contre   H1N1.  

– Vaccination contre H1N1 à considérer comme prioritaire (priorité 2 ou 3 en fonction de  l’âge) : 2 doses séparées de 21 jours d’intervalle (schéma vaccinal susceptible d’être simplifié).  

– Vaccination contre le pneumocoque recommandée s’il existe des co-morbidités (diabète, obésité, syndrome restrictif…).  

– Tamiflu®  

o Traitement prophylactique recommandé en cas de contact avec un cas avéré de grippe dans les 48 heures : Tamiflu®  75 mg/jour pendant 10 jours  

o Traitement curatif si symptômes typiques de grippe depuis moins de 48 heures :

* 75 mgx2/jour si clairance de la  créatinine > 30 ml/mn x 5 jours

* 75 mgx1/jour si clairance de la  créatinine < 30 ml/mn x 5 jours  

o Pas d’adaptation de dose nécessaire en cas d’insuffisance hépatique  

o Risque d’interaction médicamenteuse très faible ou nul.

Hépatite virale C traitée ou non, en l’absence de cirrhose

En l’absence de cirrhose, il n’y a aucun argument pour considérer ces patients comme à plus haut  risque de développer une forme grave de grippe sauf en cas de co-morbidité.

Les recommandations sont :  

– Vaccination contre la grippe saisonnière recommandée si sujet de plus de 65 ans ou co-morbidité (cardiopathie, pneumopathie, diabète, insuffisance rénale…).  

– Vaccination contre H1N1 recommandée mais non de façon prioritaire sauf si co-morbidités associées. 2 doses séparées de 21 jours d’intervalle (schéma vaccinal susceptible d’être simplifié).  

– Absence d’argument pour recommander la vaccination contre le pneumocoque.  

– Tamiflu® pas d’argument pour recommander le traitement prophylactif ou curatif en dehors des formes sévère et si facteurs de co-morbidités :  

o Risque d’interaction médicamenteuse très faible ou nul avec la ribavirine et les interférons pégylés alpha 2a et 2b,  

o Normalement pas de prise en charge par l’assurance maladie pour l’ALD hépatite virale chronique.  

– Il n’est pas nécessaire de modifier le traitement anti-viral (peginterféron et/ou ribavirine) en cours.

Hépatite virale B traitée ou non, en l’absence de cirrhose

En l’absence de cirrhose, il n’y a aucun argument pour considérer ces patients comme à plus haut  risque de développer une forme grave de grippe sauf en cas de co-morbidité.

Les recommandations sont :  

– Vaccination contre la grippe saisonnière recommandée si sujet de plus de 65 ans ou co- morbidité (cardiopathie, pneumopathie, diabète, insuffisance rénale…).  

– Vaccination contre H1N1 recommandée mais non de façon prioritaire sauf si co-morbidités associées. 2 doses séparées de 21 jours d’intervalle (schéma vaccinal susceptible d’être simplifié).  

– Absence d’argument pour recommander la vaccination contre le pneumocoque.  

– Tamiflu® pas d’argument pour recommander le traitement prophylactif ou curatif en dehors des formes sévère et si facteurs de co-morbidités :  

o Risque d’interaction médicamenteuse très faible ou nul avec l ‘interféron pégylé alpha 2a et les différents analogues nucléos(t)iques,  

o Normalement pas de prise en charge par l’assurance maladie pour l’ALD hépatite virale chronique.

Cirrhose biliaire primitive (et CSP selon l’ajout du Professeur Poupon)

En l’absence  cirrhose,  il n’y a aucun argument pour considérer ces patients comme à plus haut risque de développer une forme grave de grippe sauf en cas de co-morbidité. (cf supra).

En revanche, ces sujets atteints de maladie auto-immune devraient attendre que des vaccins sans adjuvant deviennent disponibles.

Annexe

Propositions de recommandations pour les patients transplantés  concernant la grippe A

Ces recommandations ont été élaborées par la SFT, en concertation avec des experts virologues,  épidémiologistes et immunologistes. Elles sont sujettes à modification en fonction des données  disponibles.

1. Recommandations générales en cas de pandémie déclarée :

• Eviter les lieux très fréquentés,  

• Eviter les transports en commun,  

• En cas d’impossibilité, il est souhaitable de porter d’un masque de type FFP,2

• Favoriser le télétravail chaque fois que cela est possible,  

• Limiter les réunions professionnelles ou de famille : reportez toutes celles qui peuvent   l’être,  

• Lavage des mains réguliers : à l’eau et au savon; en l’absence, utilisez une solution hydroalcoolique.

2. Recommandations pour le suivi de transplantation en cas de  pandémie déclarée pour les  malades stables après 6 mois (en accord avec le centre de transplantation) :  

• bilan biologique en ville  (si possible prélèvement à domicile),  

• résultats par fax ou téléphone,  

• renouvellement d’ordonnance par courrier.

3. En cas de suspicion de grippe :  

• Le prélèvement nasopharyngé est souhaitable pour confirmation du diagnostic (résultats le jour même),  

• Mise en route d’un traitement avant résultat par oseltamivir (Tamiflu®) à la dose de :    

75 mgx2/jour si clairance de la  créatinine > 30 ml/mn x 5 jours,  

75 mgx1/jour si clairance de la  créatinine < 30 ml/mn x 5 jours.  

• en l’absence de signes de gravité : retour à domicile.

4. en cas de contact avec un patient atteint (dont le diagnostic est formel) :  

• si le contact date de plus de 7 jours : pas de traitement,  

• si le contact date de moins de 7 jours : traitement préventif par Tamiflu®  75 mg/jour par jour pendant 10 jours.

5. Recommandations quant aux vaccinations :  

• Il n’existe a priori pas d’immunité croisée entre le virus de la grippe saisonnière et le virus   H1N1,  

• Un délai de 3 semaines doit être respecté entre  2 vaccinations.

Donc, sur le plan pratique :  

• Proposer dès que possible la vaccination anti-grippe saisonnière.  

• La vaccination contre le  pneumocoque est recommandée dans certains pays (et par certains centres en France). Toutefois, son efficacité est sujette à caution et la demande a été tellement forte ces dernières semaines qu’il existe une rupture de stock.  En pratique, il n’existe pas de recommandation formelle pour la faire.  

• Vaccination H1N1 :  

o Elle est recommandée dès que le vaccin sera disponible avec utilisation d’un vaccin sans adjuvant (en accord avec le Haut Conseil de la Santé Publique) préparé à partir de virion fragmenté. Son efficacité chez le transplanté est inconnue à l’heure actuelle, mais les premières études faites chez les adultes immunocompétents laisse supposer que la souche de virus H1N1 en question est plus immunogène que beaucoup d’autres. Un essai chez le transplanté devrait débuter prochainement.  

o 2 injections à 3 semaines (minimum) d’intervalle sont nécessaires dans l’état actuel de nos connaissances.  

o A faire à au moins 3 semaines de la dernière vaccination (grippe saisonnière par exemple).  

o Il faut recommander la vaccination de l’entourage des patients transplantés.

6. Immunosuppression    

Pas de modification de principe.  

Pas d’interaction prévisible entre oseltamivir (Tamiflu®) et immunosuppresseurs.

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Recommandations générales

Vaccination contre la grippe H1N1.

Qui vacciner ?

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a retenu avec un ordre de priorité 2 et 3 (sur une échelle  allant de 1 le plus prioritaire à 5 le moins prioritaire) respectivement la vaccination des sujets âgés de 2  à 64 ans avec facteur risque et des sujets  de 65 ans et plus avec facteur de risque. Les facteurs de  risque retenus par le HCSP sont très proches de ceux reconnus pour le vaccin contre la grippe  saisonnière :  

– affections broncho-pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie broncho-pulmonaire et mucoviscidose ;  

– cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves ;  

– néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ;  

– accident vasculaire cérébral invalidant, formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ;  

– drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso drépanocytose ;  

– diabète insulinodépendant ou non-insulinodépendant ne pouvant être équilibré par le seul   régime ;  

– immunodépression y compris les transplantés, néoplasie sous-jacente et déficits immunitaires   cellulaires, infection par le VIH, asplénies anatomiques ou fonctionnelles.

L’AFEF considère donc que les populations à vacciner en priorité sont : les transplantés du foie,  les patients ayant une cirrhose compensée ou non, les patients ayant un cancer du foie traité ou  non,  les patients ayant une hépatite auto-immune traitée par  immuno-suppresseur  et tout patient  ayant une maladie chronique du foie avec une des co-morbidités listées ci-dessus et en cas d’obésité  morbide.  La vaccination pourra être proposée en deuxième ordre de priorité à tous les patients ayant une  maladie chronique du foie.

Quel vaccin utiliser ?

L’utilisation de vaccins ne contenant pas d’adjuvant doit être privilégiée :  

– pour les enfants âgés de 6 mois à 23 mois,  

– les femmes enceintes,  

– pour les sujets porteurs de maladies de système ou d’une immunodépression associée une affection sévère susceptible d’être réactivée par un vaccin contenant un adjuvant (transplantations allogéniques d’organes solides ou de cellules souches hématopoïétiques, maladies auto-immunes sévères touchant des organes centraux).

En cas d’indisponibilité du vaccin contre la grippe A(H1N1)2009 fragmenté sans adjuvant,  l’utilisation d’un vaccin avec adjuvant est à éviter, en l’absence de données cliniques, chez les  patients porteurs d’une maladie de système ou en cas d’une immunosuppression associée à une  affection sévère susceptible d’être réactivée (hépatite auto-immune, transplantation du foie…).  Dans ces cas, il semble raisonnable de recommander la vaccination de l’entourage immédiat  (conjoints, enfants de plus de 23 mois….).


Pour toutes les autres maladies chroniques du foie, un vaccin avec adjuvant pourra être utilisé.


Le schéma vaccinal actuellement retenu  comporte l’administration de deux doses espacées de 21  jours au moins. Il est possible que ce schéma soit simplifié à une injection en fonction l’avancée des  connaissances et peut être des pathologies sous-jacentes.

Doit-on faire d’autres vaccinations ?

Vaccin contre la grippe saisonnière

Il est recommandé que le vaccin grippal saisonnier soit administré en premier et le plus rapidement  possible aux sujets à risque (ajouter  les patients de plus de 65 ans à  liste ci-dessus) et qu’un intervalle  minimal de 21 jours soit respecté entre l’administration d’une dose du vaccin saisonnier et  l’administration de la première dose de vaccin pandémique A(H1N1)v. En cas d’impossibilité de  respecter le délai de 21 jours entre l’administration du vaccin saisonnier et du vaccin pandémique  A(H1N1), l’administration du vaccin pandémique A(H1N1)v devient prioritaire.

Vaccin contre le pneumocoque

La vaccination contre le  pneumocoque est recommandée chez les sujets à risque :  

– sujet âgé de plus de 65 ans, particulièrement ceux vivant en institution ;  

– sujet immunocompétent fragilisé ou susceptible d’être fréquemment hospitalisé (diabète, bronchite chronique, insuffisance respiratoire, insuffisance cardiaque, terrain alcoolo-   tabagique…) ;

-sujet immunodéprimé : splénectomisé, drépanocytaire, syndrome néphrotique ;

– sujet porteur d’une brèche ostéo-méningée.

L’AFEF rappelle que le vaccin contre le pneumocoque est recommandé par la HAS chez les  patients ayant une cirrhose compensée ou décompensée.

Prévention en cas de contact avec un patient atteint (dont le diagnostic est  formel)

Le traitement prophylactique de la grippe doit reposer sur l’utilisation préférentielle d’oseltamivir  (Tamiflu®).

Un traitement prophylactique de la grippe doit être proposé dans les 48 heures après contact avec un  cas de grippe cliniquement diagnostiqué, en période de circulation du virus chez :   – les transplantés du foie,

– les patients ayant une cirrhose compensée ou non,  

– les patients ayant un cancer du foie traité ou non,    

– les patients ayant une hépatite auto-immune traitée par  immuno-suppresseur,  

– tout patient ayant une maladie chronique du foie et en ALD pour les affections suivantes : affections broncho-pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie broncho-pulmonaire et mucoviscidose ; cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves ; néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ; accident vasculaire cérébral invalidant, formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ; drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso drépanocytose ; diabète insulinodépendant ou non insulinodépendant ne pouvant être équilibré par le seul régime ; immunodépression y compris les transplantés, néoplasie sous-jacente et déficits immunitaires cellulaires, infection par le VIH, asplénies anatomiques ou fonctionnelles,  

– en cas de contre-indication au vaccin grippal.

Si  le contact date de moins de 2 jours : traitement préventif par Tamiflu®  75 mg/jour par jour  pendant 10 jours.   Au-delà de 48 heures, le traitement prophylactique n’a aucun intérêt.

Le risque d’interaction entre le Tamiflu® et d’autres médicaments parait être très faible voire nul.  L’AFEF rappelle que l’oseltamivir (Tamiflu®) est remboursé à 35 % par l’assurance maladie  uniquement dans les situations listées ci-dessus. Dans tous les autres cas, le médecin est tenu d’inscrire  la mention non remboursable (NR) à côté de la dénomination de la spécialité prescrite.

En cas de suspicion de grippe

Le traitement curatif de la grippe doit reposer sur l’utilisation préférentielle d’oseltamivir (Tamiflu®).

Un traitement curatif de la grippe doit être proposé dans les 48 heures suivant le début des  symptômes typiques de la grippe  chez :

– les transplantés du foie,  

– les patients ayant une cirrhose compensée ou non,  

– les patients ayant un cancer du foie traité ou non,    

– les patients ayant une hépatite auto-immune traitée par  immuno-suppresseur    

– tout patient ayant une maladie chronique du foie et en ALD pour les affections suivantes : affections broncho-pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie broncho-pulmonaire et mucoviscidose ; cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves ; néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ; accident vasculaire cérébral invalidant, formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ; drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso drépanocytose ; diabète insulinodépendant ou non insulinodépendant ne pouvant être équilibré par le seul régime ; immunodépression y compris les transplantés, néoplasie sous-jacente et déficits immunitaires cellulaires, infection par le VIH, asplénies anatomiques ou fonctionnelles. Si  les symptômes datent de moins de 2 jours, un traitement curatif par Tamiflu®  doit être prescrit aux  posologies suivantes :

– 75 mgx2/jour si clairance de la  créatinine > 30 ml/mn x 5 jours

– 75 mgx1/jour si clairance de la  créatinine < 30 ml/mn x 5 jours

Au-delà de 2 jours, le traitement curatif n’a probablement aucun intérêt.

Le risque d’interaction entre le Tamiflu® et d’autres médicaments parait être très faible voire nul.

L’AFEF rappelle que l’oseltamivir (Tamiflu®) est remboursé à 35 % par l’assurance maladie  uniquement dans les situations listées ci-dessus. Dans tous les autres cas, le médecin est tenu d’inscrire  la mention non remboursable (NR) à côté de la dénomination de la spécialité prescrite.

Le Professeur Raoul Poupon vient donc  de nous transmettre en réponse les recommandations de l’AFEF ( Association Française pour l’Etude du Foie) sur ce sujet, avec l’approche spécifique pour les malades atteints de pathologies hépatiques.
Nous sommes très heureux  de pouvoir vous les transmettre car elles sont exhaustives. Elles vous permettront de servir de base de discussion avec votre médecin spécialiste afin que vous puissiez prendre la bonne décision vous concernant.   Nous pensons en effet qu’il faut l’aide d’un médecin  pour vous aider dans la compréhension de ce document car votre cas personnel doit être pris en compte.
Pour mémoire, l’AFEF est une association de médecins  spécialistes français d’hépatologie reconnue d’utilité publique . Leur site Internet est en lien avec celui de notre association. Ci-après copie des recommandations de l’AFEF publié avec son accord.   (Le document original est accessible sur le site de l’AFEF  à l’adresse Internet suivante : http://www.afef.asso.fr/Data/upload/files/Recommandations/Recommandations%20AFEF%20grippe.pdf ) ________________________________________
Recommandations de l’AFEF concernant la grippe pour les malades ayant  une maladie chronique du foie  La diversité des étiologies et la variété des traitements utilisés en hépatologie rendent difficile la  rédaction  de recommandations uniques pour l’ensemble des situations qui peuvent être rencontrées.  Aussi à côté de recommandations générales, nous avons envisagé quelques situations particulières  sans pourtant être exhaustif.  Nous vous invitons à visiter régulièrement le site du ministère de la santé sur la grippe où les données  sont réactualisées régulièrement : http://www.sante-sports.gouv.fr/grippe/    Recommandations générales
Vaccination contre la grippe H1N1.
Qui vacciner ?
Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a retenu avec un ordre de priorité 2 et 3 (sur une échelle  allant de 1 le plus prioritaire à 5 le moins prioritaire) respectivement la vaccination des sujets âgés de 2  à 64 ans avec facteur risque et des sujets  de 65 ans et plus avec facteur de risque. Les facteurs de  risque retenus par le HCSP sont très proches de ceux reconnus pour le vaccin contre la grippe  saisonnière : – affections broncho-pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie broncho-pulmonaire et mucoviscidose ; – cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves ; – néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ; – accident vasculaire cérébral invalidant, formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ; – drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso drépanocytose ; – diabète insulinodépendant ou non-insulinod