Les bourses de recherche albi

Un des objectifs d ‘albi inscrit dans ses statuts est de soutenir et participer financièrement à des projets de recherche sur les maladies qui sont l’objet de l’association.

Depuis l’année 2008 l’association a ainsi eu le plaisir d’assurer sa participation à 4 Projets de Recherche autour des maladies inflammatoires du foie et des voies biliaires.

Albi a ainsi remis des bourses d’études aux chercheurs suivants :

  • 2008 : Audrey Couilly – recherche sur l’acide ursodésoxycholique
  • 2009 : Nicolas Gautherot – recherche sur le gène MDR3
  • 2009 : Delphine Firrincielli – recherche sur la vitamine D
  • 2010: Silvia Zuniga – recherche sur la vitamine D

Pour toute information sur les modalités de participation à cette sélection, merci de contacter albI.

Voici un résumé des objectifs de ces projets de recherche

Etude des profils d’expression génique intra hépatique de la Cirrhose Biliaire Primitive, par A. Coilly

Interne de spécialité en Hépatologie, je m’intéresse aux maladies biliaires depuis ma 3e année de médecine, suite à un stage effectué dans le service d’hépatologie de Saint Antoine du Pr. R. POUPON. J’interromps cette année toute activité hospitalière afin de réaliser ce travail de recherche dans le cadre d’un master 2. Il se déroulera au sein de l’unité INSERM U680 de la Faculté de Médecine Saint-Antoine à Paris, dirigée par le Pr. C. HOUSSET, sous la responsabilité conjointe du Dr C. CORPECHOT (service d’Hépatologie de l’Hôpital Saint-Antoine) et du Dr V. BARBU (chercheur, directeur d’unité), en collaboration avec le CNRS UMR 7091 dirigée par le Pr. J. MALLET à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière.

Le but de notre étude est d’identifier les gènes dont l’expression hépatique est perturbée au cours de la CBP afin de préciser les mécanismes potentiellement impliqués dans l’émergence et la progression de la maladie.

Notre étude est basée sur la comparaison des gènes retrouvés dans les foies de personnes ayant une CBP aux gènes retrouvés dans les foies de personnes indemnes de toute maladie hépatique. Nous travaillons à partir de biopsies de foie qui sont congelées et dont nous recueillons ensuite les ARN, molécules qui reflètent exactement l’expression de nos gènes. Ces ARN sont déposés sur une puce qui permet d’analyser le niveau d’expression de 45 000 gènes à la fois. De la comparaison des gènes différentiellement exprimés au cours de la CBP par rapport aux foies témoins, nous espérons comprendre les mécanismes pathologiques impliqués dans la CBP et être à l’origine de nouvelles pistes de recherche étiologique.

À l’avenir, ce type d’étude pourrait être envisagé pour répondre à d’autres questions concernant la cirrhose biliaire primitive mais aussi s’intéresser à d’autres maladies rares hépatiques.

Rôle du domaine N-terminal du transporteur MDR3 (Abcb4) : Effet de mutations et recherche de partenaires, par Julien Gautherot

La partie N-terminale de MDR3 constituée de 58 acides aminés située du côté cytoplasmique est une région peu structurée sans homologie avec des régions homologues d’autres transporteurs ABC. Cette région est néanmoins importante puisque des mutations ponctuelles identifiées dans cette séquence entraînent une PFIC3 chez des patients homozygotes ou un syndrome LPAC chez des patients hétérozygotes. Cette région pourrait jouer un rôle de régulation soit de l’expression du transporteur à la membrane, soit de son activité.

L’objectif du projet de thèse consiste à étudier le rôle du domaine N-terminal de MDR3, en particulier son implication dans la régulation de l’expression membranaire ou de l’activité du transporteur. Cette étude tirera avantage de l’existence de mutations identifiées dans cette région, chez des patients qui présentent des pathologies indiquant un défaut de MDR3.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une étude de la biologie de MDR3. Il s’intègre dans le projet de l’équipe d’accueil qui vise à comprendre l’effet des mutations de MDR3 afin de proposer de nouvelles approches thérapeutiques ciblées de la PFIC3. L’identification de partenaires pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes de régulation de l’expression membranaire et de l’activité de ce transporteur. Elle pourrait aussi donner des pistes pour rechercher la cause de cholestases dans lesquelles il existe un déficit de sécrétion des phospholipides sans qu’aucune mutation du gène MDR3 n’ait pu être mise en évidence

Impact de l’acide ursodésoxycholique sur la transition épithélio-mésenchymateuse des cellules épithéliales biliaires : Application à la cirrhose biliaire primitive, par D. Firrincieli

Master de Biologie Intégrative et Physiologie, Spécialité de Physiologie et Physiopathologie Université Pierre et Marie Curie (UPMC), Responsable du projet : Dr N. Chignard

L’objectif de notre étude sera d’analyser l’impact de l’activation de VDR par l’acide ursodésoxycholique sur la TEM des cellules épithéliales biliaires humaines.

Ce travail présente deux objectifs majeurs :

  1. mieux définir les mécanismes moléculaires induisant la TEM des cellules épithéliales biliaires humaines;
  2. explorer l’impact de l’acide ursodésoxycholique sur la TEM.

Notre étude devrait permettre de mieux comprendre une étape clé de la pathogénie de la CBP et éventuellement de proposer de nouvelles cibles thérapeutiques visant à inhiber la TEM des cellules épithéliales biliaires.

Impact du récepteur nucléaire de la vitamine D sur les pathologies hépatiques d’origine biliaire, par Silvia Zuniga

Ecole doctorale de Physiologie et Physiopathologie Université Pierre et Marie Curie (UPMC)
Responsable du projet : Dr N. Chignard

L’objectif de notre étude sera d’analyser l’impact de l’invalidation de VDR sur les lésions hépatiques survenant au cours des pathologies biliaires.

Notre étude devrait permettre d’une part de mieux comprendre l’implication de VDR dans le maintien de l’intégrité des canaux biliaires au cours des maladies biliaires, et d’autre part d’évaluer le potentiel de cible thérapeutique de VDR.