Isabelle

Isabelle

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41 ans, réside à Niort (Deux-Sèvres)

En juin 2002, alors sous contraception orale, ma gynécologue me fait pratiquer un bilan sanguin qui révèle une hypercholestérolémie très importante. Je consulte alors mon médecin généraliste qui me prescrit une statine et un régime alimentaire très strict.
Au bout de trois mois de traitement, je suis très fatiguée, j’ai perdu 3 kg et mon taux de cholestérol est toujours aussi important. Mon médecin me prescrit un nouvelle statine et me propose un nouveau contrôle dans trois mois. A cette époque, j’évoque un dosage des enzymes hépatiques mais il n’en verra pas l’intérêt compte tenu de la mise sous traitement récente.

Inquiète, je prends contact avec une diététicienne (et diabétologue) qui me fait pratiquer un examen complet de la thyroïde, qui se révèle normal. Je consulte également un cardiologue qui me fait un bilan complet, normal aussi.

En décembre 2003, je suis épuisée, j’ai perdu 5 kg, des démangeaisons intenses sont apparues, surtout le soir, qui me laissent des traces bleues, mais que j’affecte à une allergie. Je consulte à nouveau mon généraliste, mais c’est une remplaçante qui me reçoit et je lui demande conseil sur le spécialiste qui pourrait se pencher sur l’origine de cette hypercholestérolémie. Elle me parle d’un endocrinologue, que mon généraliste finit, à ma demande, par appeler. Celui-ci lui répond qu’il est impossible qu’un tel taux apparaisse ainsi, sans antécédent familial et propose de me faire pratiquer un bilan hépatique et une recherche des anticorps anti-mitochondries.

Au vu des résultats très alarmants, je prends rendez-vous avec un gastro-entérologue qui me reçoit en février 2003. Dès la première consultation, il diagnostique une CBP qu’il souhaite cependant confirmer par une biopsie du foie. Le 30 avril 2003, presque un an après le début des premiers signes, la biopsie confirme une CBP de stade 2. Je démarre alors mon traitement par Délursan à raison de 4 comprimés par jour.

Depuis, je revis, la fatigue et les enzymes hépatiques ont bien diminué, y compris le cholestérol qui reste cependant un peu élevé, les démangeaisons ont complètement disparu.