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C’est le titre qu’utilise le journal « LE MONDE »  daté du 27/06/2018 dans son article auquel  ses abonnés  peuvent accéder dans son intégralité en cliquant sur ce lien :  greffe du foie pénurie aiguë.

A la fin du mois d’avril 2018, le nombre de donneurs d’organes en France a régressé de 8% et le nombre de foie prélevés de 15%.  LE MONDE publie une tribune  sur le problème de la pénurie d’organes dont les signataires sont : Docteur François Faitot, docteur Camille Besch,docteur Pietro Francesco Addeo, docteur Baptiste Michard, professeur Philippe Bachellier, professeur Lawrence Serfaty, pôle des pathologies digestives, hépatiques et de la transplantation, hôpital de Hautepierre, de l’équipe de transplantation hépatique de Strasbourg.

Cette équipe de médecins attire l’attention sur l’aggravation récente de la pénurie de greffons qui peut mettre en péril la vie de certains patients en attente de transplantation hépatique.

Elle met en lumière que la greffe hépatique est souvent le seul moyen de sauver la vie d’environ 1.300 patients en France chaque année. La majorité des causes de besoin de transplantation hépatique parmi les 700.000 personnes atteintes de maladies chroniques du foie ( données INSERM  décembre 2017) est due à l’alcool, les hépatites virales, les maladies du foie gras ( NASH); les maladies qui sont l’objet de notre association représentent quant à elles un contingent minoritaire de candidats à la transplantation hépatique.

Ces médecins soulignent que si  « (…) l’avènement de nouveaux traitements antiviraux contre l’hépatite C fait reculer les inscriptions sur la liste d’attente pour la transplantation (…), à l’inverse les indications de transplantation pour la maladie alcoolique du foie et pour NASH augmentent ».

En conséquence, « la liste d’attente s’allonge plus vite que le nombre de donneurs finalement prélevés d’un foie. En 2016, 162 patients — toutes pathologies confondues — sont décédés en France , faute de greffon hépatique disponible ».

Aujourd’hui , le délai d’attente devient trop long et met en péril certains patients.

Le décret entré en application le 1er janvier 2017 présuppose le consentement au don d’organes en cas d’absence d’indication explicite d’un défunt.

Or, selon les observations des signataires de cette tribune, en pratique, le prélèvement n’est jamais réalisé en cas d’opposition, ou même de doute quant à la volonté du défunt, exprimés par la famille.

Ils en appellent donc à ce que chaque citoyen exprime clairement son acception pour le don d’organes : « Chacun peut être un jour dans la position d’avoir besoin d’un greffon et chacun peut être un jour dans la position de devoir transmettre la volonté d’un proche. Alors, soyons tous concernés. »

Cet appel au don d’organes est à diffuser le plus possible … sans modération !

 

> création: DaLe, albi, le 27/06/2018
> source: presse